IBM i : comment moderniser un patrimoine applicatif sans rupture ?

Dans les systèmes d’information, la modernisation est souvent associée au remplacement : nouvelles technologies, nouvelles architectures, nouvelles plateformes. À l’inverse, conserver un environnement historique peut rapidement être assimilé à de l’immobilisme. IBM i illustre pourtant une autre approche : faire évoluer une plateforme tout en préservant la valeur de l’existant.

De l’AS/400 à IBM i : une logique de continuité

IBM i ne doit pas être considéré comme un AS/400 resté figé dans le temps. La plateforme a connu plusieurs générations technologiques : architecture matérielle, processeurs, système, base de données, outils de développement et capacités d’intégration ont largement évolué. Sa particularité réside justement dans cette capacité à évoluer tout en maintenant une forte compatibilité avec les applications existantes. Ainsi, une application développée il y a plusieurs décennies peut continuer à fonctionner sur des infrastructures récentes. Sa longévité ne traduit donc pas nécessairement une obsolescence technologique. Elle peut aussi être le résultat d’une architecture pensée pour durer.

Une plateforme intégrée et toujours active

L’une des forces historiques d’IBM i reste son niveau d’intégration. Son  architecture contribue à la stabilité et à la disponibilité qui ont fait la réputation de la plateforme dans les environnements critiques. Mais IBM i ne se limite pas à l’exécution d’applications historiques. Des éditeurs continuent de développer et de faire évoluer des solutions sur la plateforme, tandis que les applications existantes peuvent s’intégrer à des architectures contemporaines, notamment grâce aux API et aux technologies web. La modernisation peut donc se faire sur IBM i, mais aussi autour d’IBM i.

Le patrimoine applicatif reste un actif

Lorsqu’une entreprise compare IBM i à une infrastructure x86 ou à une autre plateforme, la discussion se concentre souvent sur les coûts visibles : matériel, licences, maintenance ou compétences. Mais une application métier utilisée depuis vingt ou trente ans représente parfois plusieurs décennies de règles de gestion, de processus et de connaissances accumulées. La remplacer implique bien davantage qu’un changement de technologie : reprise des règles métier, migration des données, réécriture ou adaptation des applications, tests et formation des équipes. Le prix d’une plateforme est une chose. Le coût réel de son remplacement en est une autre.

Entre « ne rien changer » et « tout réécrire », une troisième voie existe : moderniser les interfaces, ouvrir les applications grâce aux API, adopter de nouveaux outils de développement et remplacer progressivement ce qui doit réellement l’être. IBM i s’inscrit ainsi moins dans une logique de conservation du passé que dans une logique de continuité technologique: faire évoluer le système d’information sans imposer systématiquement une rupture avec ce qui fonctionne.

Pour certaines entreprises, cette continuité n’est pas un héritage à gérer. C’est un actif à moderniser, à valoriser et à transmettre.

Sergio FICARA, Président d’Eurêka Solutions 

À chaud

C2A choisit Tenexa pour la migration et l’infogérance de ses infrastructures

C2A, fintech spécialisée dans les solutions de paiement pour...

Sewan Cyber veut répondre à l’accélération des cyberattaques

La rapidité avec laquelle une intrusion peut aujourd’hui se...

Souveraineté numérique : quelle place pour SecNumCloud dans la stratégie des entreprises ?

Le sujet SecNumCloud s’impose progressivement dans les réflexions des...

Cybersécurité : IGEL et Nexpoint s’associent pour réduire la surface d’attaque des endpoints

IGEL annonce un partenariat stratégique avec Nexpoint, intégrateur spécialisé...

Combodo lance iTop 3.3 avec une expérience utilisateur repensée et une CMDB enrichie

Combodo, éditeur de solutions ITSM Open Source, présente iTop 3.3,...

Dernieres actualités

Cybersécurité : IGEL et Nexpoint s’associent pour réduire la surface d’attaque des endpoints

IGEL annonce un partenariat stratégique avec Nexpoint, intégrateur spécialisé...

Ransomware, la France grimpe au sixième rang mondial

Avec 131 organisations publiquement désignées comme victimes au premier...

Starburst donne aux agents IA un accès gouverné aux données distribuées

La plateforme Starburst permet aux agents IA d’interroger des...

Avec Agent Rewind, Rubrik veut pouvoir revenir sur les actions des agents IA

Rubrik complète la prévention des actions non autorisées par...

La canicule met à l’épreuve la continuité numérique des entreprises

Les épisodes de fortes chaleurs obligent certaines organisations à...

Articles relatifs

Catégories

banniere